Le jour où Guillaume a "tué"
Gérard
L'histoire est universelle. Chargée en émotions,
à la fois violente et passionnée comme toutes les histoires
de famille. Un père et un fils qui, bien que s'adorant, n'ont pas
su s'aimer, se rencontrer, se reconnaître. Ce film est d'autant
plus attachant qu'il est incarné par les Depardieu, dont on sait
combien ils ont eu du mal à se dire qu'ils s'aimaient. Aime ton
père, de Jacob Berger, a réuni Guillaume et Gérard
pour leur faire jouer une partition qui leur ressemble étrangement.
On pourrait croire qu'ils sont venus là régler leurs comptes.
Pourtant, le film s'inspire de la vie du réalisateur, de ses propres
relations tumultueuses avec son père, l'écrivain anglais
John Berger.
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Le vrai moteur du cinéma, c'est le désir
Cinéaste suisse exilé à Paris, Jacob
Berger a mis des années pour monter «Aime ton père»,
film autobiographique qui crée l'événement en réunissant
les Depardieu.
En 1990, Jacob Berger, 27 ans, frais émoulu de
la New York University Film School, signe un premier long métrage,
«Angels». Ce film ambitieux qui décline l'amour et
la mort dans une ambiance imprégnée d'onirisme est présenté
en compétition au Festival de Berlin. En Suisse, pays où
nombre de cinéastes aspirent au fonctionnariat, le talent précoce
du jeune Genevois indispose. Battu froid par les professionnels de la
profession, Jacob Berger connaît cinq ans de purgatoire. Portant
le deuil de sa première femme, vivant avec «le spectre de
b mort -, le réalisateur éprouve «une envie sauvage
de se confronter à la réalité». Il signe pour
Temps présent des reportages là où le monde saigne,
Afghanistan, Croatie...
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